Ce n'est pas un billet très drôle. Contrairement à CC, qui fait avec humour, sa revue d'actualités de mi-juillet, je n'ai pas envie de rire.
Depuis mon départ du MoDem, dont il a bien fallu que je divorce puisque d'évidence j'avais eu le malheur de mal interpréter de belles paroles mort-nées et que je ne pouvais davantage cautionner un parti qui n'était autre qu'une UDF camouflée, j'erre toujours.
J'avais suivi le congrès de Reims avec l'espoir d'un renouveau qui me permettrait de remettre enfin dans l'urne un bulletin rose. On sait la suite et je suis restée orpheline.
Je ne remets pas en cause la direction du PS et le statut de Martine Aubry qui ne me semble ni pire ni meilleure qu'un autre, enchaînée aux caciques, entravée dans son rôle.
Je n'ai jamais été encartée au PS et méconnais les histoires de coulisses, les casseroles que traîne tel ou tel. Aucune amitié particulière ne me lie à quiconque.
Je fais partie de ce peuple de gauche silencieux qui depuis des années ne se sent plus écouté par les Etats majors, pas plus qu'il ne se reconnaît dans les discours syndicaux. Pas plus, d'ailleurs, qu'il n'a envie - au fond - de renverser cul par-dessus tête la société du libre échange.
La moitié de la France est en désespérance.
Le travail du dimanche a été voté aujourd'hui par l'Assemblée sans qu'aucun syndicaliste ne soit audible sur les ondes ou dans la presse. Se sont-il d'ailleurs exprimés ? Le 14 juillet n'aurait-il pas été une bonne occasion de rassembler à la Bastille ceux des salariés qui ne sont pas encore en congés ? La peur de l'échec les aura sans doute paralysés.
A Chatellerault, des salariés licenciés menacent de faire sauter leur usine. Guaino comprend. Et pendant que le peuple en arrive à des extrémités qui démontrent l'urgence, le Parti Socialiste, lui, se donne 6 mois pour se rénover... une fois encore.
Surpopulation carcérale, l'hôpital qui s'étouffe, une police déchaînée, et puis aussi des milliers de lycéens sans affectation, l'université qui souffre ... Et Martine Aubry qui appelle au rassemblement de la gauche comme on jette une bouteille à la mer .. et qui nous revient avec la première vague.
Hénin-Beaumont qui ramène le spectre du FN - un avatar du désespoir qui fait sont lit sur la misère en sarkozie et l'indigence de l'opposition - et Martine Aubry qui se "félicite de la victoire du Front républicain" et prétend avoir "entendu l'exaspération" et qui envoie une lettre de recadrage à Manuel Valls qui ne fait que dire tout haut ce que tant d'autres pensent tout bas.
Je suis lasse de ne voir aucun renouveau, lasse des guerres de chefs, lasse de la cuisine électorale, lasse des faux-semblants, lasse de cette opposition sans courage qui préfère étêter les entêtés que de se regarder en face, lasse de ces prétendus leaders qui préservent l'ancien qui trahit plutôt que le quadra qui agit.
Lasse de ces partis qui n'ont pas compris que leur rôle est de servir le peuple et non de garantir la gamelle des amis.
Madame Aubry, vous me désolez.
Depuis mon départ du MoDem, dont il a bien fallu que je divorce puisque d'évidence j'avais eu le malheur de mal interpréter de belles paroles mort-nées et que je ne pouvais davantage cautionner un parti qui n'était autre qu'une UDF camouflée, j'erre toujours.
J'avais suivi le congrès de Reims avec l'espoir d'un renouveau qui me permettrait de remettre enfin dans l'urne un bulletin rose. On sait la suite et je suis restée orpheline.
Je ne remets pas en cause la direction du PS et le statut de Martine Aubry qui ne me semble ni pire ni meilleure qu'un autre, enchaînée aux caciques, entravée dans son rôle.
Je n'ai jamais été encartée au PS et méconnais les histoires de coulisses, les casseroles que traîne tel ou tel. Aucune amitié particulière ne me lie à quiconque.
Je fais partie de ce peuple de gauche silencieux qui depuis des années ne se sent plus écouté par les Etats majors, pas plus qu'il ne se reconnaît dans les discours syndicaux. Pas plus, d'ailleurs, qu'il n'a envie - au fond - de renverser cul par-dessus tête la société du libre échange.
La moitié de la France est en désespérance.
Le travail du dimanche a été voté aujourd'hui par l'Assemblée sans qu'aucun syndicaliste ne soit audible sur les ondes ou dans la presse. Se sont-il d'ailleurs exprimés ? Le 14 juillet n'aurait-il pas été une bonne occasion de rassembler à la Bastille ceux des salariés qui ne sont pas encore en congés ? La peur de l'échec les aura sans doute paralysés.
A Chatellerault, des salariés licenciés menacent de faire sauter leur usine. Guaino comprend. Et pendant que le peuple en arrive à des extrémités qui démontrent l'urgence, le Parti Socialiste, lui, se donne 6 mois pour se rénover... une fois encore.
Surpopulation carcérale, l'hôpital qui s'étouffe, une police déchaînée, et puis aussi des milliers de lycéens sans affectation, l'université qui souffre ... Et Martine Aubry qui appelle au rassemblement de la gauche comme on jette une bouteille à la mer .. et qui nous revient avec la première vague.
Hénin-Beaumont qui ramène le spectre du FN - un avatar du désespoir qui fait sont lit sur la misère en sarkozie et l'indigence de l'opposition - et Martine Aubry qui se "félicite de la victoire du Front républicain" et prétend avoir "entendu l'exaspération" et qui envoie une lettre de recadrage à Manuel Valls qui ne fait que dire tout haut ce que tant d'autres pensent tout bas.
Je suis lasse de ne voir aucun renouveau, lasse des guerres de chefs, lasse de la cuisine électorale, lasse des faux-semblants, lasse de cette opposition sans courage qui préfère étêter les entêtés que de se regarder en face, lasse de ces prétendus leaders qui préservent l'ancien qui trahit plutôt que le quadra qui agit.
Lasse de ces partis qui n'ont pas compris que leur rôle est de servir le peuple et non de garantir la gamelle des amis.
Madame Aubry, vous me désolez.



