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mercredi 4 novembre 2009

Identité nationale : Chatel pollue l'école


Je ne m'en lasse pas.
Pour une fois, j'ai des petits frissons de plaisir en écoutant les infos.
Et je me dis que nous ne sommes peut-être pas pour rien dans cette jolie courbe vers les tréfonds !



Mais, dans la même minute où je faisais mon copié-collé de vidéo, j'apprends que Luc Chatel va étendre le débat "identitaire" à l'école !!!

Combien de temps encore cette inepte majorité (?) va-t-elle détricoter les liens de notre tissu social ?
Jusqu'où va-t-elle planter les germes de la discorde ?

Un article de Alternatives économiques nous livre aujourd'hui quelques chiffres qui donnent à réfléchir sur ce faux-débat de l'Identité Nationale.
En France, des tentations extrémistes existent certes au sein de la communauté musulmane comme partout ailleurs, mais les immigrés français (ou leurs enfants) de culture musulmane se caractérisent au contraire, dans leur ensemble, par un refus marqué de cette radicalité et une volonté d'intégration plus appuyée que dans les autres pays.

Quand on leur demande s'ils se considèrent d'abord comme des musulmans ou d'abord comme des citoyens du pays où ils vivent, les musulmans britanniques répondent à 81%: « d'abord des musulmans », mais ce n'est le cas que de 46 % des musulmans français, la plus faible proportion parmi les quatre pays étudiés.

les musulmans français sont 42 % à s'estimer « d'abord citoyens français ». Ironie de l'histoire : les réponses des musulmans français à cette question sont quasiment identiques à celles des... chrétiens américains quand on leur demande s'ils sont d'abord chrétiens ou d'abord citoyens des États-Unis.

Quand on leur demande si, à leur avis, les musulmans qui vivent dans le pays souhaitent adopter les coutumes et le mode de vie de ce pays, les musulmans français répondent à 78% «oui », alors que ce n'est le cas que de 30 % des musulmans allemands et de 41 % des musulmans britanniques.

Les Français des couches populaires ont intégré dans leurs comportements la réalité de la reproduction sociale des élites. Mais les immigrés d'origine maghrébine croient encore, eux, au «modèle français » et à la promesse théorique d'une méritocratie ouverte à tous et fondée sur la réussite scolaire.

Cette forte volonté d'intégration se heurte à la réalité d'une société très éloignée de ses propres idéaux.


Voilà bien la preuve que le problème n'est pas une prétendue et fumeuse Identité Nationale mais bien surtout, la capacité d'intégration de notre société française, son ouverture d'esprit, sa réelle propension à l'accueil et à la tolérance.

Ce que résume le journaliste en écrivant :
Ce contraste entre la volonté d'intégration des immigrés et la fermeture de la société française est l'une des principales sources de tensions sur cette question. En effet, dans le sondage précédemment évoqué du Pew Research Center, si les Français de culture musulmane manifestent plus que les autres une forte volonté d'intégration, ils sont aussi ceux qui disent avoir le plus souvent eu une mauvaise expérience due à leur origine ethnique ou à leurs convictions religieuses au cours des deux dernières années.


Dans ces conditions, reporter le débat sur le terrain scolaire est une manière de plus de stigmatiser des différences et de renforcer la défiance auprès d'une population encore très influençable et malléable.


Rappelons que l'école publique a pour vocation d'accueillir tous les enfants en âge d'être scolarisés, vivant sur le territoire français, sans distinction de sexe, de religion, de classe sociale, d'origine ethnique. Qu'elle leur ouvre l'accès à l'instruction générale.

Et que son rôle est également civique puisque, laïque, elle est, pour reprendre un mot de Maurice Agulhon, " le ciment de la République ".


Dans un texte intitulé "L'école entre intégration et ségrégation" paru en 1996, JP Obin écrivait déjà :
Au travers de la création des enseignements publics secondaire, primaire et professionnel, puis par la convergence de ces trois ordres, l'Etat, quels qu'aient été ses représentants, a toujours eu pour ambition la recherche d'une cohésion de la société fondée sur l'intégration des populations au sein d’une même communauté, la nation française.

La France n’est pas confrontée à un problème d’immigration - depuis longtemps elle s’enrichit de multiples et féconds apports extérieurs - mais bien à une difficulté d’intégration.

Et Obin de souligner que cette nécessaire intégration passera par l'école ... à condition que ce soit dans le cadre d'un projet sociétal et politique clairement défini.


Tandis que le nouveau ministre de l'Éducation envisage de porter le débat de l'Identité Nationale - et donc, par conséquent, de la Différence ! - au sein des établissements scolaires, le projet du gouvernement m'apparait malheureusement on ne peut plus clair .. et détestable !

mardi 13 octobre 2009

Universités : La rentrée est « sereine », affirme Valérie Pécresse


Aujourd'hui mardi 13 octobre, notre omniprésident, volant comme d'ordinaire la vedette à son ministre, présente la réforme des lycées largement inspirée, dit-on, du rapport Descoings.

Une réforme pour "faire oublier Darcos" et, pourquoi pas, redorer le blason élyséen avec une série de décisions qui ne peut que satisfaire le plus grand nombre sans fâcher à première vue quiconque. "Exit la "semestrialisation" et l’organisation en modules, et l’on ne touche pas non plus au principe du baccalauréat." Fance Info
Des propositions qui "ne constituent en aucun cas une "réforme globale" du lycée mais visent plus modestement, selon l'Elysée, à "apporter des réponses rapides et concrètes aux problèmes concrets" soulevés lors de la concertation menée par le directeur de Sciences-Po Paris." AFP

Réforme des universités : une réelle accalmie ?...

Tandis que cette "réforme a minima" occupe largement les premières pages de journaux, on peut s'interroger sur le silence qui entoure la rentrée universitaire après le sévère conflit qui opposa Pécresse au monde étudiant jusqu'au seuil de l'été.
"Si l'université de la rentrée 2008 était une université qui changeait, l'université de cette rentrée 2009 est résolument une université qui avance" déclare la ministre lors de son discours du 17 septembre dernier et rajoute que "toutes les conditions sont réunies pour une rentrée sereine". L'Express

Dans un article du Point paru le 8 octobre, Jacques Marseille pose la question :
"Comment expliquer qu'un mouvement de grève d'une telle ampleur accouche d'un tel silence à l'égard de l'avenir d'une institution qui accueille 2,2 millions d'étudiants et prépare l'avenir du pays ?"
et met ce silence sur le compte de "l'hypocrisie généralisée des « élites » politiques et syndicales".

L'auteur tente de démontrer une sorte de collusion entre pouvoir et monde universitaire, unis dans la défense d'un système qui court au suicide. Pour lui, le manque de sélection à l'entrée de l'université explique la désaffection des étudiants envers cette dernière et le succès croissant des filières privées.

Ce manque de sélection - qui entraîne une quantité importante d'effectifs éliminés dès le premier cycle - concoure, d'après le journaliste, à la création de nombreux postes d'enseignants -chercheurs devenus complices du système.

"Abaissement des universités sans équivalent dans les autres pays développés et enfermement des « chercheurs » dans des microdisciplines toujours plus nombreuses ont fini par rendre toute réforme impossible"
Ainsi conclue J. Marseille qui s'inquiète du manque de projet derrière "une autonomie des universités" tant "vantée" mais également tant combattue par un monde universitaire désormais silencieux.


...Ou bien un calme apparent avant la reprise de la mobilisation ?

La même interrogation sur le silence des universités est posée par Alexandra Tauziac dans un article de Sud-Ouest daté du 12 octobre à l'occasion de la rentrée des étudiants de Bordeaux 3, l'une des universités les plus mobilisées contre la réforme Pécresse.
Étant donné que d'ici 2010, 51 universités seront autonomes, soit plus de 60% des facs françaises, il semble que la bataille soit perdue pour les opposants à cette loi
[...]
Le gouvernement a finit par gagner à l'usure et les étudiants ont paniqué en voyant approcher le fin de l'année sans avoir pu suivre de cours ni passer d'examens [...] faisant passer la mobilisation au second plan.
Résultat, au retour des vacances d'été, de nouvelles universités sont devenues autonomes et les personnels des facs, comme les étudiants, ne savent pas par quel bout reprendre la mobilisation.

[Mais] des réunions commencent à avoir lieu au sein du personnel, comme ce sera le cas demain à l'université de Bordeaux 3, pour déterminer comment la mobilisation doit reprendre.[...] Les IUT commencent à faire part de leur désaccord sur les mesures à venir concernant leur budget, mais pour l'heure, il semble que le mouvement soit retombé comme soufflet... Sud Ouest



Il semble donc que la contestation ne soit pas totalement réduite
.

Le site Contrepoint décode d'ailleurs les propos de la ministre en soulignant un ensemble de points d'achoppement non résolus.
  • Taux d'encadrement :
Selon la ministre, le taux d’encadrement des élèves du supérieur serait passé de 25 étudiants par enseignant en 2000, à 20 aujourd’hui.

Bertrand Monthubert, secrétaire national à l’enseignement supérieur du PS, a par la suite formellement démenti ces affirmations dans un communiqué : « L’encadrement des étudiants ne s’est pas amélioré. Il est resté stable à 20 étudiants par professeur, alors que la moyenne des pays de l’OCDE est à 15 »
  • Augmentation du budget :
La ministre a fait valoir une augmentation du budget de la recherche passé de 7.120 euros par étudiant et par an en 2006 à 9.132 euros en 2009. On reste tout de même loin des 14.000 euros dépensés pour chaque élève de classes préparatoires. Le SLR a par ailleurs fait remarqué que malgré cette augmentation, la France reste très en deçà de la moyenne des pays de l’OCDE
  • Niveau de vie des étudiants
L’UNEF a souligné l’augmentation du coût de la vie étudiante de 3,2% cette année, qui se fait particulièrement sentir dans les frais d’inscription, de transports et de santé. Toujours selon le syndicat étudiant, « l’augmentation des dépenses obligatoires étudiantes est de 41,5% depuis 2001, alors que dans le même temps les aides n’ont augmenté que de 13% »

Et même si de nombreux sites et blogs de résistance sont désormais mis en sommeil, certains poursuivent activement la lutte.
  • Le site Sauvons l'Université reprend un dossier du Monde et rappelle les points clés de l'autonomie des universités et les questions en suspens.
  • POOLP, le site des personnels obstinément opposé à la loi Pécresse, poursuit également son combat et mobilise aujourd'hui contre les sanctions d'exception dont font l'objet certains étudiants grévistes du printemps.
  • Le site Grève Active de la Sorbonne est toujours en activité et demeure régulièrement nourri d'informations.
  • L'UNEF continue de dénoncer un budget en trompe- l'oeil, la formation des enseignants ou la précarisation des étudiants et obtient la mise en place du 10ème mois de bourse.
  • Le site de Sauvons la Recherche dénonce l'arnaque du budget 2010 ou une politique de "désUMRisation brutale" et organise ses prochaines universités d'automne.
  • Et la presse se fait parfois l'écho d'une réalité peu glorieuse, comme dans l'article sur les "soutiers de l'Université" paru récemment dans le Monde.

Toutefois, l'ensemble de ces manifestations de résistance semble bien sporadique, voire confus.

Pour la plupart, les blogs et sites dédiés à la contestation sont aujourd'hui largement alimentés par des sujets plus périphériques tels que la réforme des lycées ou bien les propositions du gouvernement en faveur des jeunes quand ce n'est pas un appel au soutien de sans-papiers ou à la votation citoyenne pour la Poste.

On pourrait donc penser à leur lecture - et face au grand silence général - qu'il ne s'agit plus que d'un combat d'arrière garde mené par une poignée d'irréductibles.

La loi Pécresse serait-elle donc finalement entrée dans les mœurs et acceptée par la majorité du monde universitaire ?

La réforme de l'enseignement supérieur serait-elle à l'usage un véritable succès justifiant pleinement l'enthousiasme du recteur de l'académie de Clermont ?
"Une rentrée exceptionnelle". C'est ainsi que le recteur de l'académie de Clermont, Gérard Besson, définit la rentrée universitaire à venir.
Les mouvements des étudiants et des enseignants contre les réformes voulues par Valérie Pécresse l'an passé ne semblent pas avoir pénalisé les universités.

Après l'Université d'Auvergne, qui a accédé à l'autonomie en début d'année, l'Université Blaise Pascal sera à son tour autonome à compter du 1er janvier.
Plus d'étudiants et plus de moyens, les indices sont donc au beau fixe pour l'enseignement supérieur clermontois. Radioscdoop

Ou bien sommes-nous dans un faux-calme contraint et à la veille d'une reprise des hostilités ?



vendredi 10 juillet 2009

Quand le lycée ne permet pas aux jeunes de poursuivre les études qui leur plaisent


"Madame je vous trouve tout à fait vulgaire" me dit d'un air pincé la dame de l'accueil téléphonique de L'IND de M..

Elle n'est pas contente, ma colère assortie de quelques noms d'oiseaux a froissé ses chastes oreilles.

Certes, je n'ai pas fait dans la dentelle. Mais c'est que je viens d'apprendre que, par la faute de ce lycée privé qui a tardé semble-t-il dans l'envoi des dossiers (en inventant un règle en dehors de tout processus régulier), ma fille - qui a pourtant d'excellents résultats - ne pourra pas effectuer les études qu'elle souhaitait et pouvait entreprendre.

Alors, il est bien vrai que j'ai du mal à retenir la louve qui sommeille en moi et que je suis à deux doigts d'aller faire exploser ma bombinette de gros mots dans le bureau de Madame X. responsable à mes yeux de ce gâchis.

Mais comment est-ce possible alors que les voeux pour le passage en seconde (et les options souhaitées) sont recueillis dès le mois d'avril selon une procédure déterminée par l'Education Nationale ?

Je me rends donc au lycée de secteur pour remplir de toute urgence le dossier d'inscription. Visiblement le temps presse sous peine de n'avoir même plus un strapontin pour accueillir le derrière de ma fille.

Arrivée la-bas, j'apprends qu'elle n'a plus le choix des options : les classes sont pleines. Ne reste que SES. Tout le reste est bloqué. J'ai quelques instants pour me décider pendant qu'une petite foule se presse devant la porte du secrétariat en attente, elle aussi, du précieux dossier.

Une mère, venue d'une autre ville, réclame un peu de temps : sa fille est également affectée à ce lycée ce qui visiblement pose de gros problèmes de transport. Le personnel à l'accueil semble indifférent, lui accorde du bout des lèvres un sursis jusqu'à lundi en lui faisant bien remarquer que sa place ne sera pas forcément retenue.

Je happe au passage une conversation téléphonique d'où il ressort qu'une autre maman cherche désespérément où son enfant a bien pu être affecté, lui qui, pour le coup, est de M.. Le collège d'origine n'ayant reçu aucune information de l'Académie, on lui conseille d'appeler tous les lycées des environs pour trouver celui dans lequel est inscrit le gosse. Quand on connaît le nombre de lycées dans le 92, il y a quoi frémir, elle en aura certainement pour des heures.

Pendant ce temps-là, ma fille est à l'Institut ND pour récupérer le dossier de sa soeur. On lui explique que tout a été fait dans les temps, on lui montre les courriers, le site Internet, on se désole pour Perrine..... Je n'en crois rien car la même personne qui la reçoit m'avait déjà dit que les dossier LV3-langue rare étaient envoyés avant les autres ... Au final, il n'y aura pas de dossier : la fiche navette, les bulletins scolaires semblent avoir mystérieusement disparus.

Tandis que je erre dans les couloirs du nouveau lycée en attendant de rendre mon dossier, j'apprends par une employée plus bavarde que les autres que la commission d'affectation qui s'est réunie ce matin-même a traité les dossiers venus du privé APRES tous les autres .. Et de rajouter "je ne sais pas ce qui détermine ce choix politique"...
Choix politique ... Mon oreille se dresse.

Au final, que puis-je faire ? Rien semble-t-il. Hormis envoyer des courriers qui me reviendront (ou non) avec la mention "impossible". Hormis peut-être prier pour qu'un élève du lycée de Sceaux se désiste (et pourquoi alors ma fille serait-elle prioritaire ?).

Et quand je pose la question, je reçois en réponse soit des regards goguenards, soit des haussements d'épaule, soit un "pff" désabusé...

Donc voilà, Perrine ne fera pas russe en troisième langue, elle intègrera un lycée où elle ne connaît personne alors que ses amies sont dans un établissement voisin, elle ne pourra pas non plus faire italien comme elle avait - deux secondes - espéré en second choix.

En clair, c'est la merde. Et je me demande bien comment font les gens qui n'ont ni le temps, ni la détermination, ni la maîtrise suffisante du français pour s'en sortir dans ce vaste foutoir.


A lire aussi Des affectations dans les lycées publics sauf pour les élèves des établissements privés. L'Etudiant



mardi 2 juin 2009

Lycée : Qui aura la peau de Descoings ?


Je l'avais déjà écrit la semaine dernière, MathieuL. et moi avions, avec certains participants du forum lycéepourtous, rencontré Descoings jeudi, autour d'un déjeuner.

Son rapport concernant le Lycée a été remis aujourd'hui à Sarkozy et sur le site lycée pour tous, on peut visionner les vidéos de présentation et découvrir le détail des préconisations faites par Descoings. J'y retrouve la même intelligence d'analyse et la même capacité de pédagogue qui m'avaient marquée lors du déjeuner.

Descoings au gouvernement ?

A tous ceux qui se posent la question de savoir si oui ou non, Descoings acceptera le poste de ministre de l'éducation, je tiens à redire ce qu'il nous avait précisé et qu'il avait déjà dit dans les médias : ce n'est pas son intention. Mieux, ce serait dit-il, la meilleure manière de se "caraméliser".

L'homme connaît bien la "maison " Education nationale : je le crois sincère et ce serait absolument idiot d'accepter - à brève échéance - un strapontin de ministre pour en être éjecté dans un pur fiasco.

Notre homme a bien davantage intérêt à réussir sa mission de transformation du Lycée jusqu'au bout, à s'assurer des alliés et à pouvoir ainsi s'appuyer sur des résultats obtenus.

Son geste est "gratuit" nous a-t-il dit. Ce que ni Mathieu L. ni moi n'avons cru dans un monde où tout se monnaye. Toutefois, je veux bien croire que ce n'est pas une place au sein du gouvernement sarkozy qu'il aurait éventuellement envie de briguer.


Une mission à hauts risques

J'ai lu le compte rendu remis au gouvernement et écouté les différentes vidéos dans lesquelles il présente son projet. Projet qui fixe, en vérité, davantage la démarche globale et les axes de réflexion plutôt que des mesures précisées dans le détail.

Je n'y trouve que des recommandations frappées au coin du bon sens. C'est pourquoi je parle davantage de transformation que de réforme (qui trop souvent s'associe à la manière forte et contraignante).

Redéfinir
le rôle du lycée, accompagner l'orientation des élèves, rééquilibrer les voies et les séries, rénover les enseignements et les modes d'évaluation, Revoir les emplois du temps, repenser les missions de l'enseignant ... Le rapport met l'accent sur les principaux dysfonctionnements et tente de trouver des orientations qui prennent en compte - autant que faire se peut - les préoccupations de tous les acteurs.



Dans ce contexte, je comprends mal les procès qui lui sont faits. Que l'on critique les idées, oui. Que l'on cherche à dé crédibiliser l'homme, c'est plus surprenant. A moins que l'on ait tout intérêt à ce qu'il échoue.

Les éloges de Darcos et le bruit qu'a laissé filtrer le gouvernement sur une possible nomination ne sont pas le fait du hasard. Descoings dérange.

Ce qui m' a le plus étonnée, c'était son franc parler : ne nous a-t-il pas confié, en souriant, que le bruit concernant sa nomination lui était plutôt favorable dans son rapport (qu'on devinait de force) avec Pécresse ?

Tous les corporatismes - qui préfèrent lutter pour quelques "privilèges" au lieu de s'inquiéter du devenir de milliers de lycéens - risquent aussi de se réveiller et de lui savonner la planche.


Aussi, et malheureusement à mon avis, je ne donne pas cher de la peau de Descoings si le débat - qui concerne non seulement les enseignants mais également les parents d'élève et les élèves eux-mêmes - n'est pas rapidement élargi à l'ensemble des acteurs.




A lire aussi : Rue89 Réforme du lycée : ce que les lycéens ont dit à Descoings


 

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