Je ne m'en lasse pas.
Pour une fois, j'ai des petits frissons de plaisir en écoutant les infos.
Et je me dis que nous ne sommes peut-être pas pour rien dans cette jolie courbe vers les tréfonds !
Mais, dans la même minute où je faisais mon copié-collé de vidéo, j'apprends que Luc Chatel va étendre le débat "identitaire" à l'école !!!
Combien de temps encore cette inepte majorité (?) va-t-elle détricoter les liens de notre tissu social ?
Jusqu'où va-t-elle planter les germes de la discorde ?
Un article de Alternatives économiques nous livre aujourd'hui quelques chiffres qui donnent à réfléchir sur ce faux-débat de l'Identité Nationale.
Voilà bien la preuve que le problème n'est pas une prétendue et fumeuse Identité Nationale mais bien surtout, la capacité d'intégration de notre société française, son ouverture d'esprit, sa réelle propension à l'accueil et à la tolérance.
Ce que résume le journaliste en écrivant :
Dans ces conditions, reporter le débat sur le terrain scolaire est une manière de plus de stigmatiser des différences et de renforcer la défiance auprès d'une population encore très influençable et malléable.
Rappelons que l'école publique a pour vocation d'accueillir tous les enfants en âge d'être scolarisés, vivant sur le territoire français, sans distinction de sexe, de religion, de classe sociale, d'origine ethnique. Qu'elle leur ouvre l'accès à l'instruction générale.
Et que son rôle est également civique puisque, laïque, elle est, pour reprendre un mot de Maurice Agulhon, " le ciment de la République ".
Dans un texte intitulé "L'école entre intégration et ségrégation" paru en 1996, JP Obin écrivait déjà :
Et Obin de souligner que cette nécessaire intégration passera par l'école ... à condition que ce soit dans le cadre d'un projet sociétal et politique clairement défini.
Tandis que le nouveau ministre de l'Éducation envisage de porter le débat de l'Identité Nationale - et donc, par conséquent, de la Différence ! - au sein des établissements scolaires, le projet du gouvernement m'apparait malheureusement on ne peut plus clair .. et détestable !
Pour une fois, j'ai des petits frissons de plaisir en écoutant les infos.
Et je me dis que nous ne sommes peut-être pas pour rien dans cette jolie courbe vers les tréfonds !
Mais, dans la même minute où je faisais mon copié-collé de vidéo, j'apprends que Luc Chatel va étendre le débat "identitaire" à l'école !!!
Combien de temps encore cette inepte majorité (?) va-t-elle détricoter les liens de notre tissu social ?
Jusqu'où va-t-elle planter les germes de la discorde ?
Un article de Alternatives économiques nous livre aujourd'hui quelques chiffres qui donnent à réfléchir sur ce faux-débat de l'Identité Nationale.
En France, des tentations extrémistes existent certes au sein de la communauté musulmane comme partout ailleurs, mais les immigrés français (ou leurs enfants) de culture musulmane se caractérisent au contraire, dans leur ensemble, par un refus marqué de cette radicalité et une volonté d'intégration plus appuyée que dans les autres pays.
Quand on leur demande s'ils se considèrent d'abord comme des musulmans ou d'abord comme des citoyens du pays où ils vivent, les musulmans britanniques répondent à 81%: « d'abord des musulmans », mais ce n'est le cas que de 46 % des musulmans français, la plus faible proportion parmi les quatre pays étudiés.
les musulmans français sont 42 % à s'estimer « d'abord citoyens français ». Ironie de l'histoire : les réponses des musulmans français à cette question sont quasiment identiques à celles des... chrétiens américains quand on leur demande s'ils sont d'abord chrétiens ou d'abord citoyens des États-Unis.
Quand on leur demande si, à leur avis, les musulmans qui vivent dans le pays souhaitent adopter les coutumes et le mode de vie de ce pays, les musulmans français répondent à 78% «oui », alors que ce n'est le cas que de 30 % des musulmans allemands et de 41 % des musulmans britanniques.
Les Français des couches populaires ont intégré dans leurs comportements la réalité de la reproduction sociale des élites. Mais les immigrés d'origine maghrébine croient encore, eux, au «modèle français » et à la promesse théorique d'une méritocratie ouverte à tous et fondée sur la réussite scolaire.
Cette forte volonté d'intégration se heurte à la réalité d'une société très éloignée de ses propres idéaux.
Voilà bien la preuve que le problème n'est pas une prétendue et fumeuse Identité Nationale mais bien surtout, la capacité d'intégration de notre société française, son ouverture d'esprit, sa réelle propension à l'accueil et à la tolérance.
Ce que résume le journaliste en écrivant :
Ce contraste entre la volonté d'intégration des immigrés et la fermeture de la société française est l'une des principales sources de tensions sur cette question. En effet, dans le sondage précédemment évoqué du Pew Research Center, si les Français de culture musulmane manifestent plus que les autres une forte volonté d'intégration, ils sont aussi ceux qui disent avoir le plus souvent eu une mauvaise expérience due à leur origine ethnique ou à leurs convictions religieuses au cours des deux dernières années.
Dans ces conditions, reporter le débat sur le terrain scolaire est une manière de plus de stigmatiser des différences et de renforcer la défiance auprès d'une population encore très influençable et malléable.
Rappelons que l'école publique a pour vocation d'accueillir tous les enfants en âge d'être scolarisés, vivant sur le territoire français, sans distinction de sexe, de religion, de classe sociale, d'origine ethnique. Qu'elle leur ouvre l'accès à l'instruction générale.
Et que son rôle est également civique puisque, laïque, elle est, pour reprendre un mot de Maurice Agulhon, " le ciment de la République ".
Dans un texte intitulé "L'école entre intégration et ségrégation" paru en 1996, JP Obin écrivait déjà :
Au travers de la création des enseignements publics secondaire, primaire et professionnel, puis par la convergence de ces trois ordres, l'Etat, quels qu'aient été ses représentants, a toujours eu pour ambition la recherche d'une cohésion de la société fondée sur l'intégration des populations au sein d’une même communauté, la nation française.
La France n’est pas confrontée à un problème d’immigration - depuis longtemps elle s’enrichit de multiples et féconds apports extérieurs - mais bien à une difficulté d’intégration.
Et Obin de souligner que cette nécessaire intégration passera par l'école ... à condition que ce soit dans le cadre d'un projet sociétal et politique clairement défini.
Tandis que le nouveau ministre de l'Éducation envisage de porter le débat de l'Identité Nationale - et donc, par conséquent, de la Différence ! - au sein des établissements scolaires, le projet du gouvernement m'apparait malheureusement on ne peut plus clair .. et détestable !

